Etapes 2 et 3 : 2 jours dans les dunes

Le KDR2+ à l’épreuve du sable

Pisco-Pisco le 7 janvier puis Pisco –San Juan de Marcona, le 8. Si l’étape 2 était à 90% une étape de navigation avec exceptionnellement un départ en tête des autos, privées du coup des traces habituellement laissées par les motos, l’étape 3 avec 296 km de spéciale se voulait piégeuse ! Et de fait a été difficile pour beaucoup de pilotes. Beaucoup de casse côté voitures : «  de nombreux points dangereux n’étaient pas forcément signalés sur le roadbook, on ne voyait pas les reliefs. Les pilotes croyaient que c’était plat. Or il y avait de grosses marches et du coup les voitures se retrouvaient en bascule sur le haut de la marche. Plusieurs ont fait de gros sauts, se sont retrouvés tankés sur le nez et ont fait des tonneaux par l’avant », explique Jérôme Hancart, le technicien conseil BFGoodrich® à l’arrivée de la spéciale.

2 jours éprouvants du coup pour le pneu BFGoodrich® KDR2+ nouveau venu sur la course, mais les pilotes ont témoigné de leur satisfaction. « Il est difficile pour le pneu de faire la différence dans le sable car les pilotes doivent dégonfler pour avoir une meilleure adhérence. Les 2 roues motrices peuvent descendre jusqu’à 0,6 bar de pression, explique Matt Hanlon, l’ingénieur qui a conçu le pneu. A ce niveau, l’enjeu est de garder le pneu sur la roue et d’éviter le décoincement ou déjantage. En période de tests, on fait des essais sur une machine d’assemblage pour voir jusqu’où on peut aller en termes de force et de géométrie avant que le pneu lâche. Là on est en grandeur nature. C’est arrivé deux fois à Carlos Sainz hier juste en tournant alors qu’il était à 1,1 bar de pression ».

Bien qu’abrasif, le sable n’use pas le pneu. En revanche, le mélange sable et pierres est un vrai désastre, poursuit Matt. Pire que les pierres seules car le sable a un effet lubrifiant contre la pierre. A l’inverse si le sable se trouve sur un sol dur, les voitures ont tendance à glisser et cela pour le coup, cela use beaucoup les pneus. Dans ce contexte, les 2 roues motrices sont très sensibles en termes de crevaison car elles sont très sollicitées. C’est pour cela qu’on a introduit une technologie issue des pneus avion pour renforcer la résistance. »

Résultat : le pneu BFGoodrich® KDR2+ a très bien résisté. Très peu de crevaisons à déplorer malgré un sol très coupant, et des pierres qui coupaient les épaules. « Les pilotes sont très contents », confirme Jérôme.

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