ÉTAPE 4 : SAN JUAN DE MARCONA > SAN JUAN DE MARCONA : 444 KM DONT 330 KM DE SPECIALE

Le programme s’annonçait idyllique : une splendide plage de sable fin, un départ en ligne spectaculaire avec 4 voitures de front, plus de 100 kilomètres de dunes de toutes tailles et un ultime canyon délicat à aborder. Ce décor au final s’est révélé piégeux et propice aux rebondissements pour cette longue quatrième étape : 444 km dont 330 de spéciale tracée en forme de boucle autour de San Juan De Marcona!

Les pneus et particulièrement le nouveau KDR2+ a eu à faire à des pistes particulièrement caillouteuses sur le début, puis à une poudre épaisse et piégeuse avant d’entrer dans des dunes de sable mou à aborder dans le sens inverse du vent, sur le versant où elles sont les plus escarpées, soumettant les pilotes à une équation impossible : soit ils dégonflaient en dessous de 1,3 bar de pression pour avoir plus d’accroche et ils pouvaient monter mais ils prenaient alors le risque s’ils heurtaient un caillou de crever ou de déjanter ; soit ils restaient à 1,6 -1,8 de pression et restaient « tankés » dans la dune.

Les Toyota Hilux du Toyota Gazoo Racing SA en ont fait les frais, connaissant d’abord des crevaisons, avant de s’ensabler tour à tour. Vainqueur de l’étape de la veille, Nasser Al-Attiyah s'est ainsi retrouvé planté à deux reprises dans les dunes, cédant près d’une heure sur ses concurrents. Et Cyril Desprès y a laissé une roue.

A l’arrivée : un triplé gagnant pour Peugeot. Sébastien Loeb remporte sa première étape de la course devant Carlos Sainz et Stéphane Peterhansel qui contrôle toujours le classement général. Mais surtout beaucoup de travail pour nos 2 techniciens conseils BFGoodrich® présents à la descente des voitures. Contrôle visuel des pneus, échanges avec les pilotes sur leur ressenti, le comportement des pneus sur ces différents terrains et les pressions utilisées, mesure de la température du sol et des pneus…. « C’est très important d’être là quand les pilotes descendent de voiture, explique Matt Hanlon, l’ingénieur qui a développé le nouveau pneu BFGoodrich® KDR2+. On peut vérifier les pneus, on voit vraiment ce qui est imputable à la spéciale ou à la liaison. Après 100 km de route, c’est plus compliqué de voir. C’est aussi frais dans la tête des pilotes et à ce moment très spécial, ils livrent des informations capitales pour nous. Après ils oublient, là ils sont encore dans leur course ».

Toutes ces données, récupérées à chaud à l’arrivée de la spéciale sont complétées par une tournée terrain et des photos ensuite sur le bivouac lorsque les équipes démontent les pneus. Par un simple balayage du regard, parfois à 2 m de distance, Matt et Jérôme sont capables de détecter la crevaison, la torsion, le problème. Dans ce cas, ils s’approchent. « On n’est jamais satisfaits, poursuit Matt. Notre rôle est de trouver des solutions pour aller encore plus loin et améliorer la performance de nos pneus sur le sable notamment ».

Beaucoup d’équipages ont passé la nuit dans les dunes.Ce scénario impossible risque bien de se répéter sur la route menant à Arequipa (267 km de spéciale). D'autant que les pilotes ne pourront pas compter sur l'aide des motos, et que les dunes au programme sont réputées encore plus meubles que celles de San Juan...

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